🪶 Picage chez le perroquet : chercher avant d’affirmer

Le picage est complexe.

Et pourtant, on entend encore des explications très catégoriques :

👉 « C’est psychologique. »
👉 « C’est forcément médical. »
👉 « C’est une carence. »

Mais peut-on vraiment réduire le picage à une seule cause ?

Non.

Il peut être associé à des facteurs médicaux, dermatologiques, nutritionnels, environnementaux, sociaux ou comportementaux. Et parfois, plusieurs facteurs interviennent en même temps.

Alors commençons par une question simple.

🪶 « Il ne peut pas s’arracher les plumes puisqu’il sait que son plumage est indispensable. »

Ce raisonnement suppose que le perroquet sait que son comportement est dangereux et qu’il serait donc incapable de le faire volontairement.

Mais un comportement pathologique n’a pas besoin d’être conscient ou rationnel.

Un perroquet peut détériorer ses plumes sans avoir conscience qu’il met son plumage en danger.

Le picage est complexe.

Et pourtant, on entend encore des explications très catégoriques :

👉 « C’est psychologique. »
👉 « C’est forcément médical. »
👉 « C’est une carence. »

Mais peut-on vraiment réduire le picage à une seule cause ?

Non.

Il peut être associé à des facteurs médicaux, dermatologiques, nutritionnels, environnementaux, sociaux ou comportementaux. Et parfois, plusieurs facteurs interviennent en même temps.

Alors commençons par une question simple.

🪶 « Il ne peut pas s’arracher les plumes puisqu’il sait que son plumage est indispensable. »

Ce raisonnement suppose que le perroquet sait que son comportement est dangereux et qu’il serait donc incapable de le faire volontairement.

Mais un comportement pathologique n’a pas besoin d’être conscient ou rationnel.

Un perroquet peut détériorer ses plumes sans avoir conscience qu’il met son plumage en danger.

Et si l’on suit ce raisonnement jusqu’au bout, une autre question apparaît :

🍎 Pourquoi en serait-il autrement pour son alimentation ?

Si le perroquet sait instinctivement ce qui est bon pour lui, pourquoi refuserait-il un aliment dont son organisme aurait besoin ?

On ne peut pas lui attribuer la capacité de savoir que ses plumes sont indispensables, puis considérer que ses choix alimentaires prouvent automatiquement qu’il sait ce qui est bon pour son organisme.

Un perroquet peut refuser un aliment sans savoir qu’il est carencé.
Et il peut détériorer ses plumes sans avoir conscience qu’il les met en danger.

Dans les deux cas, le comportement observé ne suffit pas à démontrer une intention consciente.

🔎 Et si un perroquet est très sélectif ?

Si cette sélectivité existe depuis des années, la question devrait être :

Pourquoi ?

Préférence ? Néophobie ? Habitude ? Présentation de l’aliment ? Problème médical ? Ration déséquilibrée ?

Il faut chercher.

Une alimentation sélective ne garantit pas qu’un perroquet couvre correctement ses besoins nutritionnels.

Et inversement, « il refuse les protéines » ne signifie pas automatiquement « il manque de protéines ».

Si une carence est suspectée, elle doit être évaluée : historique alimentaire, examen vétérinaire et, lorsque cela est pertinent, examens complémentaires.

Une hypothèse n’est pas un diagnostic.

🪶 Mon propre exemple

Ces deux photos montrent le même perroquet.

À gauche : 9 mois, lorsque je l’ai récupéré, avec un plumage extrêmement dégradé.

À droite : cinq mois plus tard, avec un plumage retrouvé.

Son alimentation n’a pas été radicalement modifiée.

En revanche, son environnement, ses conditions de vie et mon approche dans la relation avec lui ont profondément changé.

Est-ce que cela prouve que son picage était « psychologique » ?

Non.

Est-ce que cela prouve qu’il n’était pas médical ou nutritionnel ?

Non plus.

Ces photos ne donnent pas la cause.

Elles montrent simplement qu’un même oiseau peut évoluer considérablement lorsque certains paramètres de sa vie changent. Et cela peut changer, selon chaque individu.

🧠 Et le bien-être ?

Un perroquet qui ne présente ni agressivité, ni stéréotypie, ni vocalisations problématiques n’est pas nécessairement un perroquet dont tous les besoins sont satisfaits.

Et l’inverse est également vrai :

un perroquet peut bénéficier d’un environnement exceptionnel et malgré tout présenter une problématique comportementale.

Un espace de vie très riche, une alimentation variée, des possibilités d’exploration, des interactions nombreuses… sont évidemment des éléments positifs.

Mais ils ne permettent pas, à eux seuls, d’écarter toutes les autres hypothèses.

L’histoire de l’oiseau compte aussi.

Son développement, ses expériences précoces, la manière dont il a été élevé, ses apprentissages, ses relations avec l’humain…

L’EAM, par exemple, peut constituer une piste à questionner dans certains cas, notamment lorsque l’attachement à l’humain est particulièrement marqué.

Ce n’est pas dire que l’EAM explique le picage.

Ce n’est pas non plus dire qu’un perroquet EAM développera nécessairement un problème comportemental.

C’est simplement reconnaître que la qualité actuelle de son environnement ne suffit pas à effacer son histoire.

Et c’est peut-être là une erreur que nous faisons parfois :

« Il a une vie bien meilleure que la plupart des perroquets, donc il ne peut pas avoir de problème comportemental. »

Pourtant, le bien-être ne se mesure pas uniquement à la qualité de ce que nous lui offrons aujourd’hui.

Il faut aussi chercher à comprendre l’individu, son histoire et la manière dont il s’est construit.

C’est précisément pour cela que le picage mérite une approche globale.

🔬 Alors, que faire ?

Observer → investiguer → objectiver → agir → réévaluer.

Partir de l’oiseau.

De son histoire.
De son environnement.
De son alimentation.
De son comportement.
De son état de santé.

Et surtout, ne pas confondre :

« J’observe quelque chose »

avec

« Je connais sa cause ».

Le picage mérite mieux qu’une explication unique.

Ni « forcément psychologique ».
Ni « forcément médical ».
Ni « forcément une carence ».

Chercher avant d’affirmer.

📖 Pour aller plus loin

J’ai consacré mon livre Une Histoire de perroquet – La vérité qui dérange aux besoins du perroquet, à son comportement, à la captivité et à certaines idées reçues qui méritent d’être questionnées.

Un livre relue et validé par des vétérinaires, parce que sur des sujets aussi complexes, je préfère m’appuyer sur la littérature scientifique et l’expertise vétérinaire… plutôt que sur les certitudes des réseaux sociaux. 😉

Parce que comprendre le perroquet, c’est parfois accepter de remettre en question ce que l’on croyait déjà savoir.

📚 Disponible dans ma boutique Passion Plumes Écailles.

🪶 Picage chez le perroquet : chercher avant d’affirmer

Le picage est complexe.

Et pourtant, on entend encore des explications très catégoriques :

👉 « C’est psychologique. »
👉 « C’est forcément médical. »
👉 « C’est une carence. »

Mais peut-on vraiment réduire le picage à une seule cause ?

Non.

Il peut être associé à des facteurs médicaux, dermatologiques, nutritionnels, environnementaux, sociaux ou comportementaux. Et parfois, plusieurs facteurs interviennent en même temps.

Alors commençons par une question simple.

🪶 « Il ne peut pas s’arracher les plumes puisqu’il sait que son plumage est indispensable. »

Ce raisonnement suppose que le perroquet sait que son comportement est dangereux et qu’il serait donc incapable de le faire volontairement.

Mais un comportement pathologique n’a pas besoin d’être conscient ou rationnel.

Un perroquet peut détériorer ses plumes sans avoir conscience qu’il met son plumage en danger.

Et si l’on suit ce raisonnement jusqu’au bout, une autre question apparaît :

🍎 Pourquoi en serait-il autrement pour son alimentation ?

Si le perroquet sait instinctivement ce qui est bon pour lui, pourquoi refuserait-il un aliment dont son organisme aurait besoin ?

On ne peut pas lui attribuer la capacité de savoir que ses plumes sont indispensables, puis considérer que ses choix alimentaires prouvent automatiquement qu’il sait ce qui est bon pour son organisme.

Un perroquet peut refuser un aliment sans savoir qu’il est carencé.
Et il peut détériorer ses plumes sans avoir conscience qu’il les met en danger.

Dans les deux cas, le comportement observé ne suffit pas à démontrer une intention consciente.

🔎 Et si un perroquet est très sélectif ?

Si cette sélectivité existe depuis des années, la question devrait être :

Pourquoi ?

Préférence ? Néophobie ? Habitude ? Présentation de l’aliment ? Problème médical ? Ration déséquilibrée ?

Il faut chercher.

Une alimentation sélective ne garantit pas qu’un perroquet couvre correctement ses besoins nutritionnels.

Et inversement, « il refuse les protéines » ne signifie pas automatiquement « il manque de protéines ».

Si une carence est suspectée, elle doit être évaluée : historique alimentaire, examen vétérinaire et, lorsque cela est pertinent, examens complémentaires.

Une hypothèse n’est pas un diagnostic.

🪶 Mon propre exemple

Ces deux photos montrent le même perroquet.

1 ère Photo : 9 mois, lorsque je l’ai récupéré, avec un plumage extrêmement dégradé.

2 -ème photo : cinq mois plus tard, avec un plumage retrouvé.

Son alimentation n’a pas été radicalement modifiée.

En revanche, son environnement, ses conditions de vie et mon approche dans la relation avec lui ont profondément changé.

Est-ce que cela prouve que son picage était « psychologique » ?

Non.

Est-ce que cela prouve qu’il n’était pas médical ou nutritionnel ?

Non plus.

Ces photos ne donnent pas la cause.

Elles montrent simplement qu’un même oiseau peut évoluer considérablement lorsque certains paramètres de sa vie changent. Et cela peut changer, selon chaque individu.

🧠 Et le bien-être ?

Un perroquet qui ne présente ni agressivité, ni stéréotypie, ni vocalisations problématiques n’est pas nécessairement un perroquet dont tous les besoins sont satisfaits.

Et l’inverse est également vrai :

un perroquet peut bénéficier d’un environnement exceptionnel et malgré tout présenter une problématique comportementale.

Un espace de vie très riche, une alimentation variée, des possibilités d’exploration, des interactions nombreuses… sont évidemment des éléments positifs.

Mais ils ne permettent pas, à eux seuls, d’écarter toutes les autres hypothèses.

L’histoire de l’oiseau compte aussi.

Son développement, ses expériences précoces, la manière dont il a été élevé, ses apprentissages, ses relations avec l’humain…

L’EAM, par exemple, peut constituer une piste à questionner dans certains cas, notamment lorsque l’attachement à l’humain est particulièrement marqué.

Ce n’est pas dire que l’EAM explique le picage.

Ce n’est pas non plus dire qu’un perroquet EAM développera nécessairement un problème comportemental.

C’est simplement reconnaître que la qualité actuelle de son environnement ne suffit pas à effacer son histoire.

Et c’est peut-être là une erreur que nous faisons parfois :

« Il a une vie bien meilleure que la plupart des perroquets, donc il ne peut pas avoir de problème comportemental. »

Pourtant, le bien-être ne se mesure pas uniquement à la qualité de ce que nous lui offrons aujourd’hui.

Il faut aussi chercher à comprendre l’individu, son histoire et la manière dont il s’est construit.

C’est précisément pour cela que le picage mérite une approche globale.

🔬 Alors, que faire ?

Observer → investiguer → objectiver → agir → réévaluer.

Partir de l’oiseau.

De son histoire.
De son environnement.
De son alimentation.
De son comportement.
De son état de santé.

Et surtout, ne pas confondre :

« J’observe quelque chose »

avec

« Je connais sa cause ».

Le picage mérite mieux qu’une explication unique.

Ni « forcément psychologique ».
Ni « forcément médical ».
Ni « forcément une carence ».

Chercher avant d’affirmer.

📖 Pour aller plus loin

J’ai consacré mon livre Une Histoire de perroquet – La vérité qui dérange aux besoins du perroquet, à son comportement, à la captivité et à certaines idées reçues qui méritent d’être questionnées.

Un livre relue et validé par des vétérinaires, parce que sur des sujets aussi complexes, je préfère m’appuyer sur la littérature scientifique et l’expertise vétérinaire… plutôt que sur les certitudes des réseaux sociaux. 😉

Parce que comprendre le perroquet, c’est parfois accepter de remettre en question ce que l’on croyait déjà savoir.

📚 Disponible dans ma boutique Passion Plumes Écailles.

Bébéchou à son arrivée, elle avait 9 mois
Bébéchou 5 mois après

Un nouvel arrivant dans le groupe

J’aimerai vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur « L’arrivée d’un nouveau membre dans le groupe » Je ne parle pas forcément d’un nouveau perroquet.Très souvent, on nous dit « C’est incroyable, vous avez beaucoup d’animaux très différents et tout le monde s’entend bien, vous avez de la chance ! »Je pense que la seule chance que l’on ait, c’est de les avoir rencontrés tous nos protégés … Nous n’avons pas plus de chance que la moyenne des gens, et nous ne sommes pas plus malins non plus. Pourquoi ça se passe bien ? Tout simplement, car chacun sait qu’ il n’a rien à perdre avec l’arrivée d’un nouveau membre. Nous avons perdu il y a plusieurs mois notre chienne d’un cancer foudroyant, nous étions totalement dévastés évidemment. Chacun à notre façon… Les perroquets ressentaient le mal être ambiant et restaient dans l’interrogation, même si nous faisions notre possible pour faire bonne figure… On ne les dupe pas aussi facilement .

Notre autre chienne a longtemps cherché et attendu puis s’est résignée. Les jours et les semaines sont passés, la vie a repris son cours, le temps n’efface rien, on apprend juste à vivre avec notre peine. Puis la vie a mis sur notre chemin, une petite chienne qui cherchait une famille. (Je passerai sur son histoire pas glop). Souci, c’est une border de 7 ans qui ne connait quasi rien et qui par conséquent est très réactive à la moindre stimulation… et qui a toujours vécu seule sans autres animaux et énormément délaissée. On veut bien faire des sauvetages mais pas faire n’importe quoi. Prendre une bête si on ne peut pas répondre à ses besoins c’est une forme de la maltraitance pour moi. On a demandé conseil à un éducateur canin pour partir sur de bonnes bases et avoir son avis sur la possibilité d’accueillir cette petite. On lui a parlé de son passé chaotique. Il nous a confirmé qu’avec un peu de patience, il n’y avait aucune raison que ça se passe mal. Je ne vais pas vous vendre du rêve et des paillettes… les premières semaines les chats n’ont pas du tout apprécié la blague. C’est quoi ce truc surexcité qui veut nous sentir nous courir après !!!! Pareil pour à peu près tous les animaux… Pour elle tout était jeu et excitation. Les perroquets ont prévenu qu’il y avait un intrus dans la maison, mais au lieu de les encourager dans leur crainte, dés que la nouvelle était dans leur champ de vision, ils avaient droit à « Ouais, vous avez vu c’est génial – Oui super le petit chien… » Evidemment, si à ce moment-là, j’avais chassé la nouvelle, je leur aurai donné raison d’avoir peur. Nous avons justement fait l’inverse. Nous n’avons pas pris de risques et tenu chacun a bonne distance de sécurité. Je m’explique : chacun avait une possibilité de repli si besoin. Les Perroquets pouvaient rester dans leur espace à observer sans que la petite puisse y accéder. Les chats avaient une partie de la maison accessible juste pour eux. Quand on sortait la petite nouvelle, on l’accompagnait pour être certains qu’elle ne traumatise pas la volière, ou nos lapins… Et pour elle, je n’ose imaginer… Elle passe quasiment 7 ans de sa vie à attendre dans un jardin à rien faire, sans aucun interaction et elle déboule dans l’Arche de Noé. Nous avons accompagné tout le monde afin d’être le plus rassurant possible, éviter tout stress ou tension inutile et puis chacun à pris ses marques petit à petit. Chacun a été récompensé par des félicitations dégoulinantes de « Oui c’est bien mon bébé !!! – Super bravo !!! Oui génial » Vous voyez de quoi je parle

😉

Les perroquets ont très vite intégré que c’était un nouveau membre du groupe, qu’ils n’avaient pas besoin de lancer de cris d’alerte que cette boule de poils allait rester et qu’elle n’allait rien leur faire perdre. La petite nouvelle a appris à gérer son excitation. Elle aime faire travailler sa truffe, se balader explorer, partager avec nous et avec notre autre chienne qui a retrouvé sa joie de vivre. Et je pense que c’est ce que chacun à compris à sa façon, il n’avait rien à perdre, bien au contraire. Soyez patients, ne dramatisez pas. N’ayez pas d’attentes irréalistes, il y aura surement quelques petites tensions, quelques erreurs, mais l’animal est bien plus tolérant que l’humain. Il reste encore un peu de travail, tout n’est pas parfait mais tout le monde vit ensemble sereinement. Quand un comportement n’est pas adapté à une situation, au lieu de juger et de reporter la faute sur l’animal, demandez-vous pourquoi il y a ce comportement ? Bien souvent la réponse est sous nos yeux.

😉

Et si vous êtes perdus, faites-vous aider

😉

Et surtout avant tout, renseignez vous avant d’accueillir un animal. Nolwenn et sa tribu

Une étude comportementale, pourquoi faire?

L’étude comportementale en définition : L’analyse comportementale est une approche globale de l’étude expérimentale du comportement des organismes. Ses principaux objectifs sont la découverte des principes et des lois qui régissent le comportement ainsi que l’extension de ces principes sur toutes les espèces vivantes.

Bon, très bien me direz vous… Mais dans les faits?

On parle beaucoup de l’étude comportementale pour un chien qui a mordu, ou qui aboie, détruit , fugue, etc…. On cherche à comprendre les causes de ce comportement inapproprié. On voit des émissions fleurir sur le sujet (bonnes ou mauvaises… à chacun de se faire son idée).

Et bien pour un perroquet c’est exactement la même chose.

Mais ne mélangeons pas tout. Le chien, le chat sont des animaux domestiques avec des comportements étudiés depuis des années  » Pas le perroquet !  » Qu’il soit élevé à la main ou non, le perroquet reste un animal sauvage, avec ses codes à lui; avec son inné et son acquis.

Encore trop souvent, on catalogue des comportements dans le tiroir pratique du « Trouble du comportement » alors qu’en fait , c’est nous qui ne comprenons pas ce comportement.

Si vous essayez de comprendre votre perroquet en pensant comme un humain, ou en comparant avec les réactions de votre chien ou chat…. Je vous souhaite beaucoup de courage.

Vous voulez un perroquet qui ne crie pas, ne vole pas, ne détruit pas, fait ses besoins sur commande? Et bien, achetez une jolie peluche. Un perroquet c’est un mix de tout ça à la fois.

Bien évidemment, tout est relatif. Un perroquet ne crie pas du soir au matin. Ne doit pas grignoter tout ce qui lui passe sous le bec. Pincer quand bon lui semble. On peut tout à fait lui apprendre certaines règles de vie. Le renforcement positif permet de vivre en harmonie avec son perroquet.

Il peut cependant arriver qu’un perroquet pour des raisons diverses et varier, crie, pince, se pique… Sachez que par ces comportements, votre perroquet veut vous dire quelque chose. Mais si vous ne comprenez pas sa langue cela risque d’être très long avant de vous comprendre.

C’est pour cela qu’un petit conseil via messenger ne suffit pas. Il faut comprendre analyser décortiquer, essayer de comprendre ce qui provoque ce comportement et inverser la tendance, avec patience. J’ai passé beaucoup (beaucoup trop 🙁 ) de temps à vouloir aider et renseigner des propriétaires de perroquets qui rencontraient de réels soucis de comportement et qui me contactaient via messenger, un mail; mais qui ne voulaient que quelques conseils vite fait .

Mais il a fallu que je me rends à l’évidence… ça ne sert à rien. Il faut faire les choses bien. Echanger, expliquer la situation faire une étude, une vraie!

Les propriétaires tellement pressés de résoudre le comportement qui gêne leur quotidien courent sur le net à la recherche de la solution miracle. Alors ils prennent un petit bout de conseil de chacun, le mélange aux idées reçues, rajoutent une petite dose de spécialistes qui ont vu une émission un jour ou on parlait de perroquets, ils mélangent le tout et pensent avoir fabriquer l’élixir miracle. Et au final dans la plupart des cas, finissent par ne plus supporter ce comportement qui s’est amplifié plus que de raison et placent leur plume dans un autre foyer…

Ce que je vous propose, c’est d’échanger ensemble afin de comprendre votre perroquet. De vous apprendre à parler la même langue.

De faire les choses bien, ou ne pas les faire du tout… mais je ne ferai plus de conseils à la volée.

« Aimer c’est comprendre et accepter que l’autre soit différent »

Ne jamais s’avouer vaincu

On t’avait classé dans la catégorie des perroquets intouchables, les perturbés…

Troubles du comportement sévères, irréversibles… avec pour seule solution des tranquillisants… (deux vétos différents ont eu le même diagnostic)

A même pas un an, tu ne répondais pas du tout aux attentes de tes maitres.
Tu n’étais pas câline, tu ne jouais pas, tu pinçais, tu criais… quelle déception pour eux. Tu n’étais pas manipulable.

Tu étais un bébé abimé alors… ils ont très vite été dépassés.

J’ai vu beaucoup de perroquets abimés… mais tu étais la première si jeune et ça m’a paru encore plus injuste, quelques mois et déjà dans cet état-là…

Je t’ai promis qu’on allait y arriver, je pense que nous sommes bien partis.

Quand on s’implique dans la protection animale, on sait que l’on ne sera jamais riche.
Dans le meilleur des cas, on arrivera à équilibrer et ne pas perdre d’argent, ce qui est déjà un gros challenge!

Et pourtant, quand je vois ton évolution bébéchoux, je me sens très riche.

Encore beaucoup de travail bien sûr mais peu importe…

Ne baissez jamais les bras,
N’oubliez pas qu’ils n’ont rien demandé.

N’oubliez pas qu’ils n’ont que vous!

A toi petite plume

A toi petite plume,

C’est une histoire triste et banale au final.
Toi, petit perroquet né dans un élevage, tout beau tout propre.
Spécialisé depuis des années et sure de faire du travail de qualité.
Tu étais dans ton œuf quand tu as rejoint la belle couveuse de compétition Hi Tech.
Tu as vu le jour sur un papier de sopalin sous une lampe chauffante d’un beau rouge.
Pas de maman ni papa….
Juste des sans plume aux heures des repas qui te donnent une seringue et changent le sopalin.

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